Dimanche 27 mai 2007
TOUT POUR LE MIEUX



   Un monarque hindou avait un ministre qui était célèbre pour sa sagesse, et qu’on venait consulter de loin. A tous ceux qui, dans le désespoir et le malheur, lui demandait conseil, il disait invariablement :
"- Dieu fait tout pour le mieux."

   Un jour, le roi emmena son ministre à la chasse, dans la jungle. En traquant un fauve, le souverain et le sage furent séparés de la suite royale, et finirent par s’égarer au cœur de l’immense forêt. Vers midi, la chaleur devint accablante. harassé, affamé, le roi s’écroula de découragement à l’ombre d’un arbre.
"- Ministre, gémit-il, je suis à bout de force et j’ai affreusement faim ! Essaye de me trouver quelque chose à manger."
Le ministre alla cueillir des fruits qu’il offrit à son maître mais celui-ci, dans un accès de fébrilité gloutonne, fit un faux mouvement avec son couteau et se trancha un doigt.
"- O  ministre, que j’ai mal ! cria t-il, en serrant son membre mutilé qui saignait abondamment."
L’autre se contenta de dire paisiblement : 
"- Dieu fait tout pour le mieux."
 

   Ces paroles eurent le don d’exaspérer le roi, déjà furieux de sa mésaventure. Fou de rage, il bondit sur le ministre et le roua de coups en hurlant :
"- Misérable crétin ! J’en ai assez de ta philosophie ! je suis en proie aux pires souffrances, et ce que tu trouves à dire pour me soulager, c’est : Dieu fait tout pour le mieux ! Va t-en au diable !  je ne veux plus jamais te voir ni entendre parler de toi !

   Le ministre se retira aussitôt, en répétant tranquillement :
"- Dieu fait tout pour le mieux ! "

Resté seul, le monarque se confectionna un bandage avec un lambeau de sa tunique, en roulant d’amères pensées. Soudain, deux robustes gaillards surgissant des fourrés se précipitèrent sur lui et le ligotèrent promptement. Le roi n’était guère en état de se battre, et ces hommes étaient des colosses.
"- Quelles sont vos intentions ? Que voulez-vous de moi ? " demanda le souverain effrayé.
"- Nous allons t’offrir en sacrifice à notre grande déesse Kâli. Chaque année à cette même date, nous avons coutume de lui rendre ainsi hommage. Et nous cherchions justement une victime convenable quand un hasard propice nous a guidé vers toi."
"- C’est impossible ! protesta le captif horrifié. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire ! Je suis le roi de ce pays ! vous devez me relâcher ! "
"- Ah ! Fort bien ! s’esclaffèrent les deux géants. Notre vénérable Kâli sera particulièrement contente, lorsqu’elle verra quel personnage important nous lui offrons cette année ! Allons suis moi ! Toute résistance est inutile."

   Le monarque atterré, fut traîné jusqu’au temple de la déesse et placé sur l’autel.
Le prêtre s’apprêtait à lever son poignard, lorsqu’il remarqua le bandage encore tout maculé que portait la victime. Ayant constaté qu’un morceau de doigt manquait au prince, il le fit sur-le-champ libérer, en disant :
"- Cet individu n’est pas digne de notre grande déesse ! Nous devons offrir à Kalî un homme entier, parfaitement constitué. Celui-ci ne convient guère. Qu’il s’en aille ! "
Le roi se hâta de déguerpir, ravi d’avoir échappé de justesse à un sort si funeste.

   Et il se mit à songer aux paroles de son ministre :
"- Dieu fait tout pour le mieux."

Ne serait-il pas maintenant dépecé sur l’autel de Kalî, s’il ne s’était coupé un doigt par une heureuse inadvertance ? Se reprochant vivement la manière dont il l’avait insulté et brutalisé son conseiller, il sillonna la forêt en appelant le ministre, afin de réparer au plus vite son injustice. Il finit par découvrir le sage qui méditait dans une clairière. Le roi l’embrassa en le suppliant de lui pardonner son erreur. Puis il lui raconta son aventure, et comment les adorateurs de Kâli l’avaient relâché, grâce à sa mutilation.

"-  Sire, je n’ai rien à vous pardonner, dit le ministre, et vous ne m’avez nullement offensé. Bien au contraire, c’est moi qui vous doit la vie. si vous ne m’aviez pas chassé, j’aurais été capturé avec vous, et les sectateurs de la déesse m’auraient forcément immolé à votre place, puisque mon corps est intact.
Ainsi vraiment. Dieu fait tout pour le mieux !


par Sophie publié dans : histoires à méditer
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 27 mai 2007
Leçon de vie



   Un jour, un vieux professeur de l’école Nationale de l’Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des 5 ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour faire passer sa matière.
Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait lui enseigner), le vieux prof  les regarda un par un lentement, puis leur dit :

- Nous allons réaliser une expérience.


   De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot de verre de plus de 4 litres qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :

- Est-ce que ce pot est plein? .
 Tous répondirent :  Oui !
Il attendit quelques secondes et ajouta : 
- Vraiment ? .


   Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux... jusqu’au fond du pot. Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et réitéra sa question :

 - Est-ce que ce pot est plein ? .
Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L’un d’eux répondit :
- Probablement pas !

- Bien ! répondit le vieux prof.

   Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Encore une fois, il redemanda :
- Est-ce que ce pot est plein ?


Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent :
 - Non !
 - Bien ! répondit le vieux prof.

   Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :

- Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?
 

   Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :
 - Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire.

 - Non, répondit le vieux prof. Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous ensuite.

   Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos. Le vieux prof leur dit alors :

 - Quels sont les gros cailloux dans votre vie ?

 Votre santé ?
 Votre famille ?
 Vos ami(e)s ?
 Réaliser vos rêves ?
 Faire ce que vous aimez ?
 Apprendre ?
 Défendre une cause ?
 Vous relaxer ?
 Prendre le temps... ?
 Ou... tout autre chose ?

    Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de  ne pas réussir... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même, la question : Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?
Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie).

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et quitta lentement la salle...




par Sophie publié dans : histoires à méditer
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 27 mai 2007
L'ILE AUX SENTIMENTS



   Il était une fois, une île où tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris. Un jour on annonça aux sentiments que l' ïle allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent. Seul l'Amour resta.

   L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment. Quand l' île fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide. La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau. L'Amour lui dit :
 "Richesse, peux-tu m'emmener?"

"Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi."

   L'Amour décida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau :

"Orgueil, aide moi je t'en prie !"
"Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau".

    La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda :

"Tristesse, laisse moi venir avec toi.".
"Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !

    Le Bonheur passa aussi à côté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendit même pas l'Amour l'appeler !


   Soudain, une voix dit,

"Viens Amour, je te prends avec moi."

   C'était un vieillard qui avait parlé. L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla. L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir :
"Qui m'a aidé?"
"C'était le Temps" répondit le Savoir.
"Le Temps?" s'interrogea l'Amour.
"Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé?"

   Le Savoir sourit plein de sagesse et répondit :

"C'est parce que Seul le temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la Vie."




par Sophie publié dans : histoires à méditer
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 27 mai 2007
LE SAGE ET LE PRINCE


   Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

   - Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie, demanda le Prince.
 
   - Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.

   Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

"CHANGE LE MONDE"


   - C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas. Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

   Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :

   - Qu'as-tu appris sur le chemin ?
 
  - J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas.


   - C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.
Et il disparut.

   Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire

"CHANGE LES AUTRES"

   - C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration. Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

   Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :


     - Qu'as-tu appris sur le chemin ?

  
   - J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses.

 
  - Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.
Et le Vieil Homme disparut.

   Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots

"CHANGE-TOI TOI-MÊME"

   - Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire, se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.

   Après bien des années de ce combat où il connut quelques succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

   - Qu'as-tu appris sur le chemin ?


  - J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser.


   - C'est bien, dit le Sage.


   - Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.


   - C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru.
Et il disparut.

   Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :


"ACCEPTE-TOI TOI-MEME"

   Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens.

   - Quand on combat on devient aveugle, se dit-il.


   Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

   Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

   - Qu'as-tu appris sur le chemin ?


  - J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.


   - C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte.


   A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut :

"ACCEPTE LES AUTRES"

   Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

   Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.


   - Qu'as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.


   - J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.


   -  C'est bien, dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.


   Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut

"ACCEPTE LE MONDE"

   - Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?

   Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.


   - Qu'as-tu appris sur le chemin ?

   - J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

   - C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde.

   Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.

   - Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage,
celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence.

   Et le Vieil Homme disparut.


par Sophie publié dans : histoires à méditer
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus