Vendredi 14 mars 2008

LES FRUITS DE LA VIE

 

 

    Un jour de début d'automne, Machinal, le jardinier se mit en tête d'obtenir l'été prochain, une grosse récolte de divers fruits et légumes. Il sema quelques graines en terre,  puis s’en alla s’occuper à autre chose.

 

    Chaque jour, il attendait avec impatience que l'été soit là pour amasser ses fruits et légumes. Quand il pleuvait trop longtemps ou quand le soleil chauffait trop dur ou encore, quand les gelées étaient trop fortes, il se lamentait, devenait pessimiste, taciturne et perdait parfois tout espoir de réussite.

 

    Enfin l’été ! le moment tant attendu arriva, il descendit dans son jardin et surprise, rien, absolument rien de ce qu'il espérait n'avait poussé. Au contraire, son jardin était remplit de toutes sortes d'herbes enchevêtrées, d'épines et autres plantes envahissantes.

 

    Fort mécontent, il pesta contre ciel et terre, il en voulait au monde entier, et il était même convaincu qu'il n'avait vraiment pas de chance !

 

    Machinal a oublié une chose : l’importance de sa participation personnelle pour prendre soin de son jardin ! Il a négligé de s'impliquer  régulièrement pour concrétiser son objectif.

 

    Il a laissé passé l'automne, puis l'hiver et le printemps, durant lesquels il n'a pas entretenu, ni arrosé les quelques graines qu’il avait mis en terre. Il n'a pas nettoyé ni préparé ses outils, ni pris la précaution d'éliminer les herbes indésirables qui envahissaient progressivement son jardin.

 

Notre vie intérieure est notre jardin personnel.
Les graines sont nos pensées. Nos outils sont notre discernement.



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    Si vous voulez obtenir une bonne récolte, veillez à ne pas agir comme Machinal :


Choisissez et semez de joyeuses pensées ;  puis entrenez les régulièrement afin qu’elles deviennent des plantes solides et fertiles. Prenez la précaution d’écarter au fur et à mesure les pensées indésirables avant qu’elles ne s’enracinent. Et…  Laissez le temps faire, dans l’attente du meilleur.


C’est en accomplissant ces actions simples, quotidiennement,  que vous récolterez les plus délicieux fruits de la vie.



Dominique Gomard-Laurentie



 

par Sophie publié dans : histoires à méditer
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Jeudi 31 mai 2007
Sagesse intérieure      

   Un vieil homme Cherokee apprend la vie à son petit-fils :

- "Un combat a lieu à l'intérieur de moi, dit-il au garçon. Un combat terrible entre deux loups.
L'un est mauvais ; il est colère, envie, chagrin, regret, avidité, arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonges, vanité, supériorité et ego.
L'autre est bon : il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi. Et, vois-tu, le même combat a lieu en toi-même et à l'intérieur de tout le monde."

   Le petit-fils réfléchit pendant une minute puis demande à son grand-père :
- " Quel sera le loup qui vaincra ?"

   Le vieux cherokee répondit simplement :
- " Celui que tu nourris".




par Sophie publié dans : histoires à méditer
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Dimanche 27 mai 2007
TOUT POUR LE MIEUX



   Un monarque hindou avait un ministre qui était célèbre pour sa sagesse, et qu’on venait consulter de loin. A tous ceux qui, dans le désespoir et le malheur, lui demandait conseil, il disait invariablement :
"- Dieu fait tout pour le mieux."

   Un jour, le roi emmena son ministre à la chasse, dans la jungle. En traquant un fauve, le souverain et le sage furent séparés de la suite royale, et finirent par s’égarer au cœur de l’immense forêt. Vers midi, la chaleur devint accablante. harassé, affamé, le roi s’écroula de découragement à l’ombre d’un arbre.
"- Ministre, gémit-il, je suis à bout de force et j’ai affreusement faim ! Essaye de me trouver quelque chose à manger."
Le ministre alla cueillir des fruits qu’il offrit à son maître mais celui-ci, dans un accès de fébrilité gloutonne, fit un faux mouvement avec son couteau et se trancha un doigt.
"- O  ministre, que j’ai mal ! cria t-il, en serrant son membre mutilé qui saignait abondamment."
L’autre se contenta de dire paisiblement : 
"- Dieu fait tout pour le mieux."
 

   Ces paroles eurent le don d’exaspérer le roi, déjà furieux de sa mésaventure. Fou de rage, il bondit sur le ministre et le roua de coups en hurlant :
"- Misérable crétin ! J’en ai assez de ta philosophie ! je suis en proie aux pires souffrances, et ce que tu trouves à dire pour me soulager, c’est : Dieu fait tout pour le mieux ! Va t-en au diable !  je ne veux plus jamais te voir ni entendre parler de toi !

   Le ministre se retira aussitôt, en répétant tranquillement :
"- Dieu fait tout pour le mieux ! "

Resté seul, le monarque se confectionna un bandage avec un lambeau de sa tunique, en roulant d’amères pensées. Soudain, deux robustes gaillards surgissant des fourrés se précipitèrent sur lui et le ligotèrent promptement. Le roi n’était guère en état de se battre, et ces hommes étaient des colosses.
"- Quelles sont vos intentions ? Que voulez-vous de moi ? " demanda le souverain effrayé.
"- Nous allons t’offrir en sacrifice à notre grande déesse Kâli. Chaque année à cette même date, nous avons coutume de lui rendre ainsi hommage. Et nous cherchions justement une victime convenable quand un hasard propice nous a guidé vers toi."
"- C’est impossible ! protesta le captif horrifié. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire ! Je suis le roi de ce pays ! vous devez me relâcher ! "
"- Ah ! Fort bien ! s’esclaffèrent les deux géants. Notre vénérable Kâli sera particulièrement contente, lorsqu’elle verra quel personnage important nous lui offrons cette année ! Allons suis moi ! Toute résistance est inutile."

   Le monarque atterré, fut traîné jusqu’au temple de la déesse et placé sur l’autel.
Le prêtre s’apprêtait à lever son poignard, lorsqu’il remarqua le bandage encore tout maculé que portait la victime. Ayant constaté qu’un morceau de doigt manquait au prince, il le fit sur-le-champ libérer, en disant :
"- Cet individu n’est pas digne de notre grande déesse ! Nous devons offrir à Kalî un homme entier, parfaitement constitué. Celui-ci ne convient guère. Qu’il s’en aille ! "
Le roi se hâta de déguerpir, ravi d’avoir échappé de justesse à un sort si funeste.

   Et il se mit à songer aux paroles de son ministre :
"- Dieu fait tout pour le mieux."

Ne serait-il pas maintenant dépecé sur l’autel de Kalî, s’il ne s’était coupé un doigt par une heureuse inadvertance ? Se reprochant vivement la manière dont il l’avait insulté et brutalisé son conseiller, il sillonna la forêt en appelant le ministre, afin de réparer au plus vite son injustice. Il finit par découvrir le sage qui méditait dans une clairière. Le roi l’embrassa en le suppliant de lui pardonner son erreur. Puis il lui raconta son aventure, et comment les adorateurs de Kâli l’avaient relâché, grâce à sa mutilation.

"-  Sire, je n’ai rien à vous pardonner, dit le ministre, et vous ne m’avez nullement offensé. Bien au contraire, c’est moi qui vous doit la vie. si vous ne m’aviez pas chassé, j’aurais été capturé avec vous, et les sectateurs de la déesse m’auraient forcément immolé à votre place, puisque mon corps est intact.
Ainsi vraiment. Dieu fait tout pour le mieux !


par Sophie publié dans : histoires à méditer
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Dimanche 27 mai 2007
Leçon de vie



   Un jour, un vieux professeur de l’école Nationale de l’Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des 5 ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour faire passer sa matière.
Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait lui enseigner), le vieux prof  les regarda un par un lentement, puis leur dit :

- Nous allons réaliser une expérience.


   De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot de verre de plus de 4 litres qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :

- Est-ce que ce pot est plein? .
 Tous répondirent :  Oui !
Il attendit quelques secondes et ajouta : 
- Vraiment ? .


   Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux... jusqu’au fond du pot. Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et réitéra sa question :

 - Est-ce que ce pot est plein ? .
Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L’un d’eux répondit :
- Probablement pas !

- Bien ! répondit le vieux prof.

   Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Encore une fois, il redemanda :
- Est-ce que ce pot est plein ?


Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent :
 - Non !
 - Bien ! répondit le vieux prof.

   Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :

- Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?
 

   Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :
 - Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire.

 - Non, répondit le vieux prof. Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous ensuite.

   Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos. Le vieux prof leur dit alors :

 - Quels sont les gros cailloux dans votre vie ?

 Votre santé ?
 Votre famille ?
 Vos ami(e)s ?
 Réaliser vos rêves ?
 Faire ce que vous aimez ?
 Apprendre ?
 Défendre une cause ?
 Vous relaxer ?
 Prendre le temps... ?
 Ou... tout autre chose ?

    Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de  ne pas réussir... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même, la question : Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?
Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie).

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et quitta lentement la salle...




par Sophie publié dans : histoires à méditer
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